RésolutionLe ski fascine des millions d'hommes dans le monde. Sport de loisir avant tout, il permet une agilité inouïe au skieur muni de moyens simples à manoeuvrer que sont une paire de ski, un snowboard. Aux saisons quand le soleil se fait rare, le skieur quitte la grisaille citadine pour une nature libre où il s'épanouira en plain air. La luminosité, l'air pur et l'action sportive dans un paysage enchanteur sont les éléments primordiaux de la fascination et de la salubrité du ski. Le ski provoque une expérience de vie en communauté de grande importance sociale pour familles, groupes et associations. En donnant le goût d'action aux jeunes il est fortement éducatif. Par le biais de multiples compétitions internationales et l'existence de stations de sports d'hiver dans le monde entier le ski est particulièrement qualifié à rapprocher les peuples. C'est grâce au ski et à sa tradition plus que centenaire qu'un nouveau patrimoine culturel a évolué menant dans beaucoup de pays et sous de différentes conditions géographiques, économiques et sociales à des développements marqués d'individualisme et de valeurs spécifiques. Dans les zones montagneuses, le ski est une base du tourisme et ainsi un des facteurs essentiels de la subsistance des montagnards. En effet, dans beaucoup de vallées le tourisme était à la base de prospérité et de sécurité sur le plan social et y a freiné les migrations vers les villes. Le ski a lieu dans un milieu naturel. L'impact sur la nature et le paysage des opérations nécessaires à sa pratique peut être grave, comme c'est le cas pour toute exploitation de notre monde. Les conflits environnementaux spécifiquement imputables au ski ne sont pas de même importance dans les différents continents et pays. Elle varie selon l'étendue du paysage, la densité de la population, l'intensité de l'exploitation et la morphologie des montagnes. La FIS reconnaît l'obligation éthique de prendre au sérieux tous les aspects liés avec le ski et surtout d'empêcher ou d'atténuer d'éventuelles répercussions négatives sur la nature et l'environnement. Les responsables du ski se voient au diapason avec la population mondiale qui enregistre avec sensibilité et préoccupation croissantes la pression augmentante sur l'air, les eaux, le sol, le climat, en un mot sur l'équilibre naturel. La FIS s'inspire des recommandations de la "Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement" en 1992 à Rio de Janeiro qui exhortent les fédérations nationales et internationales à passer à l'action. Elle se propose d'apporter sa propre contribution en formulant prescriptions pour modeler le sport de ski compatible avec l'environnement et en supportant les effort généraux en vue de l'amélioration des conditions environnementales. |